Sarbacane devient Positive User : ce qui change
Par Jérôme Guyonnetancien formateur en email marketing

Sarbacane s’appelle Positive User depuis fin mai 2026. Son fondateur Mathieu Tarnus l’a annoncé après vingt-cinq ans sous le nom d’origine, avec la fusion de quatre plateformes dans un produit unique et une ambition européenne assumée.
Le changement n’est pas qu’un logo. Le positionnement tarifaire a suivi, et c’est ce qui concerne les lecteurs de ce site.
Tarifs relevés le 23 septembre 2026 sur la page tarifs de Positive User.
Ce qu’était Sarbacane
L’outil français que l’on recommandait à une TPE qui voulait un interlocuteur à Lille plutôt qu’un chat en anglais. Une interface en français, un support joignable au téléphone, une réputation de sérieux sur la délivrabilité, et des tarifs qui restaient dans les clous d’un petit budget.
C’est ce dernier point qui a changé.
Ce qu’est Positive User
Une plateforme d’engagement client. Email, SMS, WhatsApp, chat en ligne, notifications push et wallet mobile dans la même interface, avec suivi des visiteurs, personnalisation du site et agents d’intelligence artificielle intégrés.
La grille se lit en trois paliers, tous facturés avec engagement annuel.
Campaigns, 69 € par mois. Un utilisateur, contacts illimités, jusqu’à 5 000 emails par mois, cinq scénarios actifs, email, SMS et WhatsApp.
Marketing Automation Suite, 199 € par mois. Deux utilisateurs, vingt scénarios, suivi des visiteurs, personnalisation du site, fenêtres surgissantes, segmentation avancée, cinquante formulaires et cinquante pages de destination.
Customer Engagement Platform, 499 € par mois. Cent scénarios, recommandations de produits, push web, plateforme de données.
Pas d’offre gratuite. Des modules se facturent en supplément, dont un programme de fidélité à 239 € par mois.
Le problème pour une petite structure
Soixante-neuf euros par mois pour 5 000 emails, c’est dix fois le prix du palier équivalent chez Brevo, qui inclut le même volume pour 7 €.
La différence se justifie si vous utilisez réellement le reste : WhatsApp, le chat, le suivi des visiteurs, la personnalisation du site. Si vous envoyez une newsletter mensuelle, vous payez pour une plateforme entière dont vous touchez un coin.
Les contacts illimités sont le seul argument qui joue dans l’autre sens. Une association avec 40 000 adresses et quatre envois par an trouve là un tarif que Mailchimp ne peut pas approcher. Le calcul reste à faire face à Brevo, qui facture aussi au volume.
Ce qu’il faut faire si vous êtes client
Rien dans l’urgence. Les comptes existants continuent de fonctionner et l’éditeur n’a pas annoncé de coupure.
Regardez votre facture et votre usage réel. Si vous vous servez de l’email et de rien d’autre, et que votre volume est modeste, le passage à Brevo divisera la note par plusieurs, avec un support qui reste en français et des données hébergées en Europe.
Avant de partir, exportez vos contacts avec la date d’inscription et la source de chaque adresse. C’est ce qui prouve le consentement, et le reste de la migration en dépend.
À qui Positive User convient
Une équipe marketing qui pilote plusieurs canaux et qui veut un seul outil, avec un éditeur européen et un support francophone. À ce niveau d’exigence, la grille se compare à celle d’ActiveCampaign ou de Klaviyo, pas à celle de MailerLite.
Pour une newsletter, regardez le comparatif : l’écart de prix ne se justifie plus.
Transparence
Les deux liens vers Positive User de cette page sont des liens de parrainage, celui des tarifs comme celui ci-dessous : si vous ouvrez un compte en passant par l’un d’eux, ce site touche une commission, et vous payez le tarif affiché par l’éditeur.
Cette commission n’a pas adouci ce qui est écrit plus haut : la page dit que l’entrée de gamme à 69 € coûte dix fois le palier équivalent chez Brevo, et conseille de partir si vous n’utilisez que l’email.
Voir la grille de Positive User
Ce site est aussi partenaire de Brevo ; les quatre autres éditeurs du comparatif ne le rémunèrent pas.


