Formation Email Marketing

De la newsletter à l'automation

Développer sa liste

Créer un formulaire d'inscription qui convertit

Par ancien formateur en email marketing

Un formulaire à deux champs avec un bouton d'envoi

Le formulaire d’inscription est l’endroit où votre liste se construit ou ne se construit pas. La plupart des sites en ont un, placé en bas de page, qui dit « Inscrivez-vous à notre newsletter » et ne recueille presque rien.

Dire ce qu’on va recevoir

« Inscrivez-vous à notre newsletter » demande un engagement sans rien promettre en échange. Personne ne s’abonne à une newsletter : on s’abonne à quelque chose.

Remplacez par ce qu’il y a dedans et à quel rythme. « Un email par mois : nos nouveautés, deux ou trois conseils d’entretien, et les dates d’atelier. » En deux lignes, le visiteur sait ce qu’il reçoit, combien de fois, et peut décider.

Cette précision fait deux choses à la fois : elle augmente le nombre d’inscriptions et elle réduit les désabonnements, parce que les gens qui s’inscrivent savent à quoi s’attendre.

Demander le minimum

Chaque champ supplémentaire fait baisser le nombre d’inscriptions. L’email seul convertit mieux que l’email plus le prénom, qui convertit mieux que l’email plus le prénom plus l’entreprise.

Ne demandez le prénom que si vous comptez vous en servir. Et si vous le demandez, rendez-le facultatif : vous récupérerez les prénoms de ceux qui veulent bien les donner sans perdre les autres.

Tout le reste s’obtient plus tard, une fois la relation établie. Un email envoyé deux semaines après l’inscription pour demander une préférence obtient de meilleurs taux de réponse qu’un champ dans le formulaire initial.

Où le placer

Le bas de page est le pire emplacement : personne n’y descend. Il faut y mettre un formulaire pour ceux qui le cherchent, mais il ne faut rien en attendre.

Ce qui fonctionne, par ordre d’efficacité :

Dans le contenu, au milieu ou à la fin d’un article. Le lecteur vient de passer trois minutes avec vous, c’est le meilleur moment pour proposer de continuer.

Sur une page dédiée, vers laquelle vous pouvez pointer depuis partout.

En colonne latérale, visible sans être envahissant.

En pop-up, qui convertit le mieux et agace le plus. Si vous en posez un, déclenchez-le après un vrai temps de lecture ou à l’intention de sortie, jamais à l’arrivée, et assurez-vous qu’il se ferme facilement sur mobile.

Les mentions obligatoires

Un formulaire de collecte d’adresses est un traitement de données personnelles. Le RGPD impose d’informer au moment de la collecte.

Doivent figurer, à côté du formulaire ou derrière un lien clairement visible : qui collecte, pour quoi faire, combien de temps les données sont conservées, et comment exercer ses droits, y compris celui de se désinscrire.

La case de consentement ne doit pas être pré-cochée. Et si vous collectez l’adresse pour deux usages distincts, par exemple la newsletter et le partage avec un partenaire, il faut deux cases séparées.

Ces mentions ne font pas baisser les inscriptions de façon notable. Leur absence, elle, vous expose.

Le bouton

« S’inscrire » fonctionne. « Envoyer » ne dit rien. « Je veux recevoir les dates d’atelier » dit ce qui va se passer et fait généralement mieux que les deux.

Évitez les formules qui infantilisent, du type « Oui je veux booster mon business ». Elles fonctionnaient il y a dix ans.

Après la validation

Le message de confirmation doit dire ce qui se passe ensuite. Si vous utilisez le double opt-in, dites-le explicitement : « Vérifiez votre boîte, un email de confirmation vous attend. » Sans cette phrase, la moitié des gens ne confirment jamais et vous les perdez.

Enchaînez avec un email de bienvenue dans l’heure. C’est le message le plus ouvert que vous enverrez à cette personne.

Mesurer

Le taux de conversion d’un formulaire se calcule sur les visiteurs qui l’ont vu, pas sur les visiteurs du site. Un formulaire en bas de page vu par 8 % des visiteurs et qui en convertit 5 % ne fait pas 5 %, il fait 0,4 %.

Un bon formulaire en contexte convertit entre 1 et 3 % des visiteurs d’une page. Un pop-up bien réglé monte à 3 ou 5 %. En dessous de 0,5 %, le problème vient presque toujours de la promesse, pas du design.

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