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Comment choisir son logiciel d'emailing

Par ancien formateur en email marketing

Trois offres alignées, une pastille de validation sur celle du milieu

Le comparatif d’outils que vous cherchez commence toujours par une liste de fonctionnalités. C’est l’ordre inverse qui marche : deux ou trois questions sur votre usage éliminent les trois quarts des candidats, et la comparaison ne porte plus que sur ce qui reste.

Combien de contacts, combien d’envois

C’est la première question, et elle décide de la facture.

Les plateformes facturent de deux façons. Au nombre de contacts : votre liste détermine le prix, que vous envoyiez une fois ou dix fois par mois. Au volume d’emails : la liste peut être aussi grande que vous voulez, vous payez ce que vous expédiez.

Multipliez votre nombre de contacts par votre nombre d’envois mensuels. Une liste de 5 000 personnes touchée deux fois par mois, c’est 10 000 emails : la facturation au volume sera rarement avantageuse. Une liste de 5 000 personnes touchée une fois par trimestre, c’est 1 700 emails par mois en moyenne, et là elle le devient franchement.

Ce seul calcul écarte la moitié des outils.

L’automatisation est-elle dans l’offre d’entrée

C’est le piège le plus courant. L’offre à neuf euros qui vous a décidé n’inclut pas toujours les scénarios automatiques, et l’email de bienvenue déclenché à l’inscription en est un.

Chez Mailjet par exemple, il faut monter au palier Premium pour y avoir droit. Chez MailerLite, le plan gratuit en autorise trois. Chez Brevo, l’automatisation commence au palier Standard, pas au Starter.

Un email de bienvenue rapporte généralement plus que plusieurs campagnes manuelles. Si l’offre d’entrée ne le permet pas, comparez au vrai prix, celui du palier qui le permet.

Votre logo ou le leur

Les offres gratuites et plusieurs offres d’entrée ajoutent une signature de la plateforme en bas de vos emails. Pour une association ou un projet personnel, cela n’a aucune importance. Pour une entreprise qui écrit à ses clients, c’est une mention publicitaire pour un tiers au bas de chaque message.

Certaines plateformes vendent le retrait de ce logo comme une option distincte. Chez Brevo, il coûte 8,10 € par mois en plus du palier Starter, et il est compris à partir du Standard.

Ce que devient votre liste si vous partez

Vérifiez avant de vous inscrire que l’export des contacts est possible en CSV, avec la date d’inscription et la source de chaque adresse. Ces deux champs sont ce qui prouve le consentement : sans eux, votre base perd sa valeur juridique le jour où vous changez d’outil.

Vérifiez aussi que les statistiques d’engagement s’exportent. Elles servent à savoir qui est actif au moment de migrer, et c’est précisément ce qui fait la différence entre une migration réussie et une chute de délivrabilité.

L’assistance, et dans quelle langue

Un problème de délivrabilité se règle avec quelqu’un qui lit vos logs. Les plateformes américaines répondent en anglais, souvent par chat, et les paliers d’entrée n’ont droit qu’à l’email avec un délai de réponse.

C’est le seul critère où les éditeurs français gardent un avantage net, au prix d’un ticket d’entrée plus élevé.

Le reste compte moins qu’on ne le dit

L’éditeur de campagnes se ressemble partout, et vous vous y ferez en une heure. Les modèles sont interchangeables, et vous finirez par en utiliser un seul.

Le nombre d’intégrations importe uniquement si vous avez une boutique en ligne ou un CRM à connecter : dans ce cas, vérifiez que la vôtre figure dans la liste, et le reste du catalogue ne vous concerne pas.

La délivrabilité ne se choisit pas non plus au moment du contrat. Elle dépend d’abord de votre liste et de votre authentification, pas de la marque inscrite sur la facture.

Ce que je conseille en pratique

Prenez l’offre gratuite de deux plateformes et envoyez une vraie campagne avec chacune, à votre propre liste si elle est petite, à vous-même et trois collègues sinon.

Une heure passée dans les deux interfaces vous apprendra plus que trois comparatifs. Vous verrez tout de suite laquelle vous fait perdre du temps, et c’est ce temps qui coûte cher, pas l’abonnement.

Le comparatif des principales plateformes donne les tarifs relevés en septembre 2026, et ce que permettent réellement les offres gratuites détaille les limites de chacune.

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