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De la newsletter à l'automation

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Les offres gratuites, et ce qu'elles permettent vraiment

Par ancien formateur en email marketing

Une étiquette de prix vierge accrochée à une enveloppe

Toutes les plateformes proposent une offre gratuite, et elles ne limitent pas la même chose. L’une compte les contacts, l’autre les envois par jour, une troisième les scénarios automatiques. La bonne question n’est donc pas laquelle est la plus généreuse, mais laquelle vous bloquera en premier compte tenu de votre usage.

Relevé le 23 septembre 2026 sur les pages des éditeurs.

Brevo : 300 emails par jour

Pas de limite mensuelle, pas de limite de contacts avant des volumes très élevés. La contrainte est quotidienne.

Pour une liste de 300 personnes ou moins, c’est confortable. Au-delà, une campagne unique ne part pas d’un bloc : elle se répartit sur plusieurs jours et il faut relancer l’envoi manuellement pour les contacts restants. Vos statistiques deviennent illisibles, et l’effet de l’envoi se dilue.

Le logo Brevo figure en bas des emails, et l’automatisation n’est pas comprise.

Cette offre convient à l’email transactionnel d’un petit site, où les envois arrivent au fil de l’eau et dépassent rarement quelques dizaines par jour.

MailerLite : 250 abonnés, 2 500 emails par mois

La plus complète des quatre, parce qu’elle inclut trois scénarios automatiques, un site et une page de destination, trois formulaires d’inscription.

Avec trois scénarios, vous avez de quoi monter un email de bienvenue, une séquence après un téléchargement et une relance. C’est exactement ce qu’il faut pour vérifier qu’un aimant à inscriptions fonctionne avant d’y consacrer un budget.

La limite qui arrive en premier est celle des 250 abonnés. Passé ce seuil, il faut payer, même si vous envoyez peu.

Mailchimp : moins de 250 contacts

La plus restrictive, et celle qui gère le dépassement le plus mal : au-delà de la limite, les envois sont mis en pause. Vous ne payez pas de frais imprévus, mais votre campagne ne part pas.

L’automatisation est réduite à quatre étapes. L’interface est la plus soignée du marché et c’est son seul argument à ce niveau de prix.

Mailjet : 6 000 emails par mois, 200 par jour

Mille contacts, l’API et le relais SMTP compris, ce qui en fait la seule offre gratuite du lot réellement utilisable pour envoyer depuis une application.

Pour du marketing, la double limite mensuelle et quotidienne rend l’envoi d’une campagne à une liste de plus de 200 personnes aussi inconfortable que chez Brevo. Ni automatisation ni segmentation à ce niveau.

La limite qui vous rattrapera

Faites le calcul dans cet ordre.

Combien de contacts avez-vous aujourd’hui, et dans six mois au rythme actuel de collecte ? Ce chiffre élimine Mailchimp et MailerLite s’il dépasse 250.

Combien d’emails partiront le jour d’un envoi ? Ce chiffre élimine Brevo et Mailjet s’il dépasse 300, à moins d’accepter un envoi étalé.

Avez-vous besoin d’un email automatique à l’inscription ? Cette réponse ne laisse que MailerLite.

Quand il faut payer

Le moment n’est pas celui où la limite arrive, mais celui où un email automatique devient rentable.

Une séquence de bienvenue déclenchée à l’inscription rapporte généralement plus que plusieurs campagnes manuelles, parce qu’elle arrive au moment exact où la personne s’intéresse à vous. Le jour où vous avez de quoi l’écrire, une douzaine d’euros par mois se justifie sans calcul compliqué.

Le second déclencheur est le logo. À partir du moment où vous écrivez à des clients au nom d’une entreprise, la signature d’un tiers en bas du message n’a plus sa place.

Ce qu’une offre gratuite ne règle jamais

Aucune offre, gratuite ou payante, ne compense une liste mal collectée. Les filtres regardent la réputation de votre domaine et le comportement de vos destinataires, pas la plateforme que vous utilisez.

Commencer gratuitement est un bon réflexe. Commencer avec une base achetée détruira vos résultats quel que soit l’abonnement.

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