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Combien coûte une campagne emailing ?

Par ancien formateur en email marketing

Une balance entre une pile de pièces et une enveloppe

L’outil d’envoi est rarement le poste le plus cher. C’est pourtant le seul que les gens comparent avant de se lancer.

Les deux façons de facturer

Au nombre de contacts. Vous payez pour la taille de votre liste, quel que soit le nombre d’envois. Mailchimp fonctionne ainsi. C’est intéressant si vous envoyez souvent, pénalisant si vous gardez une grosse liste dormante.

Au nombre d’emails envoyés. Vous payez au volume, la liste peut être aussi grande que vous voulez. Brevo fonctionne ainsi. C’est intéressant si vous envoyez peu à beaucoup de monde, pénalisant si vous envoyez chaque semaine.

La bascule se calcule vite : multipliez votre nombre de contacts par votre nombre d’envois mensuels. Si le résultat dépasse nettement votre nombre de contacts, la facturation au contact vous coûtera moins cher.

Les ordres de grandeur

Pour situer, sans donner de tarif précis qui serait périmé dans six mois.

La plupart des plateformes proposent une offre gratuite, généralement limitée à quelques centaines ou quelques milliers de contacts, avec leur marque en bas de vos emails et sans automatisation.

Une liste de 2 000 à 5 000 contacts avec des envois réguliers coûte en général entre 20 et 50 euros par mois. Au-delà de 10 000 contacts, comptez plutôt 60 à 150 euros selon les fonctionnalités.

Les écarts entre éditeurs à volume égal sont considérables, parfois du simple au triple. Ils tiennent surtout à ce qui est inclus : automatisation, pages de capture, tests A/B, support par téléphone.

Ce qu’on oublie de compter

Le temps. C’est le poste principal, et personne ne le chiffre. Une campagne bien faite demande deux à quatre heures : décider du sujet, écrire, monter, tester, envoyer, lire les résultats. À douze campagnes par an, cela fait entre trente et cinquante heures. Comparez ce chiffre à l’abonnement annuel avant de choisir un outil sur son prix.

Les images. Un email illustré demande des visuels. Soit vous les produisez, soit vous les achetez, soit vous vous contentez de photos de banque d’images que vos concurrents utilisent aussi.

La collecte d’adresses. Une liste ne pousse pas toute seule. Si vous passez par de la publicité pour attirer des inscrits, le coût d’acquisition d’un abonné dépasse souvent largement le coût d’envoi. C’est précisément pour ça que la liste vaut plus que l’outil.

Le nettoyage. Les services qui vérifient la validité des adresses se facturent à l’unité, quelques centimes par adresse. Sur une base ancienne de 20 000 contacts, un nettoyage complet représente un budget réel, mais il évite souvent de passer à une tranche tarifaire supérieure pour des adresses mortes.

Un exemple chiffré

Une boutique en ligne avec 4 000 abonnés, deux campagnes par mois.

L’abonnement à un outil correct tourne autour de 30 à 40 euros par mois, soit environ 420 euros par an. Le temps de travail, à trois heures par campagne, fait 72 heures dans l’année. Valorisées à 40 euros de l’heure, cela représente près de 2 900 euros.

L’outil pèse donc moins de 15 % du coût réel. Choisir un outil 10 euros moins cher mais plus pénible à utiliser est une mauvaise affaire dès qu’il vous fait perdre une demi-heure par campagne.

Quand le gratuit suffit

Si vous avez moins de 500 contacts et que vous envoyez une fois par mois, une offre gratuite fera l’affaire pendant un an. La limite arrive en général sur l’automatisation, qui est justement ce qui rapporte le plus.

Le moment de payer, c’est quand vous voulez déclencher un email de bienvenue automatique. Ce seul message génère souvent plus de revenus que toutes vos campagnes manuelles réunies, parce qu’il arrive au moment où la personne s’intéresse à vous.

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